L’équipe

Guy Cazalis de Fondouce

En reprenant, avec son épouse, le domaine de la Font des Ormes, Guy Cazalis de Fondouce, a opéré une sorte de retour aux sources. Ce psychiatre, qui a mené l’essentiel de sa carrière sur l’île de la Réunion, descend en effet d’une vieille famille de la noblesse protestante languedocienne propriétaire de vignobles dans la région de Montpellier.

Au départ, plus que les terres, c’est l’ensemble de bâtisses qui a provoqué le coup de cœur de Guy et de son épouse Jane. Mais au terme d’un patient travail de restauration conduit avec l’architecte Ariel Balmassière, l’idée s’est naturellement imposée de recréer une cave. La lecture d’un article consacré à Claude et Lydia Bourguignon dans la revue L’Amateur de Bordeaux a provoqué un déclic au début des années 2000.

« Leur approche philosophique de la terre, cette écoute de l’environnement, m’a touché », explique-t-il. Invités sur le domaine en 2004, « les Bourguignon ont aussitôt perçu le potentiel original du terroir, mêlant calcaire et basalte, en inspectant une parcelle de vieux carignan. En questionnant le terrain, la vie des sols, ils amenaient une autre manière de voir, une démarche presque médicale, un diagnostic ». Signe du destin ? En parlant, Guy a réalisé que Claude était le fils d’André Bourguignon, « qui a joué un grand rôle dans la révolution psychiatrique dans les années 1970 et qui a été l’un de mes patrons ! ».

guy

mireille astruc fabre font des ormes oenologue

Mireille Fabre

Si elle cultive volontiers la discrétion, Mireille Fabre n’en tient pas moins désormais un pôle de premier plan à la Font des Ormes. Depuis ses études à Montpellier, un diplôme d’œnologue suivi d’une formation en commerce des vins, cette Héraultaise s’est forgée une belle expérience de terrain. Après deux années passées dans la cave du domaine Félines-Jourdan, en AOC Picpoul de Pinet, elle a glissé vers la commercialisation pour le compte d’un grossiste de la région d’Orléans. Expatriée quelques années à Dubaï, elle a ensuite été chargée pendant deux ans du développement de l’œnotourisme au château Belles-Eaux.

Forte de sa polyvalence, elle a rapidement pris ses marques à la Font des Ormes et anime désormais le domaine au quotidien, veillant aussi bien à la conduite du vignoble, en particulier la mise en œuvre de la biodynamie, qu’aux vinifications et à l’élevage des vins, en concertation avec Bertrand Quesne et l’œnologue-conseil Gwenaëlle Thomas, du laboratoire Natoli et associés.

Bertrand Quesne

Originaire d’une famille d’agriculteurs en Auvergne, en bordure de Limagne, une région de coteaux avec une vraie tradition viticole, Bertrand Quesne a suivi des études d’agriculture à Clermont-Ferrand, avant de passer son diplôme d’œnologie à Bordeaux.
Après un stage en Côtes-de-Bourg, en Gironde, il fait le choix, alors novateur, d’aller vinifier au domaine Shantell dans la Yarra Valley en Australie. Il poursuit ensuite son apprentissage en Languedoc, puis en Roussillon, avant de repartir dans la Yarra Valley, dans le plus grand domaine familial australien, De Bortoli. De là, il rejoint La Novela, en Toscane, comme responsable technique puis directeur. « L’expérience la plus complète », dit-il. Où des problèmes d’érosion vont motiver son intérêt pour la technique de l’enherbement qu’il a mise en pratique à la Font des Ormes. « Ici les taux de matière organique étaient au plus bas, il a fallu recréer un équilibre dans les sols ». Un domaine qui l’a également attiré par ses sols basaltiques qui lui rappellent sa terre natale. S’il a créé, avec son épouse Laura, un domaine sur un vignoble de 9 hectares à Vailhan, au nord de Pézenas, Bertrand Quesne reste le garant du style original des vins de la Font des Ormes.

bertrand

murielle

Murielle Claudel

Murielle Claudel a le goût des rencontres et des voyages. Après des études universitaires alliant langues étrangères, sciences économiques, gestion et droit, cette dynamique polyglotte a travaillé en Allemagne, au Japon, dirigé pendant quinze ans l’exportation de deux domaines en Languedoc-Roussillon. Avant de créer sa propre entreprise en 2011, spécialisée dans l’exportation des vins français, avec un focus sur les Etats-Unis qui représentent près des trois-quarts de son activité.

D’emblée, elle a souhaité se démarquer des agents commerciaux traditionnels, se considérant davantage comme une interprète entre vignerons et importateurs. Privilégiant les relations de confiance inscrites dans la durée, elle joue la carte de l’exclusivité (un seul domaine par AOP) et de missions à la carte, qu’il s’agisse de prospection, de positionnement sur les marchés ou de formation des commerciaux de terrain.

Si le Sud est sa région de cœur, elle travaille désormais pour des vignerons des quatre coins de France.

« Ce qui me plaît dans le commerce du vin, dit-elle, c’est le côté atypique. Rien n’est figé, c’est de la création, notamment à l’export. J’évite les standards, je choisis des vins vers lesquels les gens ne vont pas spontanément. Et je m’adresse à des importateurs curieux, qui vont vers des vins décalés ».